Florian Lucas : le magnétisme est en vous, cultivez-le


Le magnétisme est en vous. Cultivez-le.

Interview réalisée par Estelle Bousquet
Florian Lucas grandit en Bretagne avec un corps qui résiste, marqué par des tremblements essentiels, une dystonie, une crampe de l’écrivain et une tétanie qui lui valent un triple redoublement et un pronostic médical sombre. Une certitude le porte pourtant. Il va guérir. Il se met au karaté, devient gendarme puis policier dans des unités spécialisées pendant vingt-cinq ans. En parallèle, quelque chose se produit autour de lui, des collègues soulagés, un zona disparu, des douleurs qui cèdent sous ses mains. En 2011, il démissionne de la police et se consacre au magnétisme. Depuis, il a réalisé environ 18 000 consultations et formé plus de 1 500 magnétiseurs dans le monde.
Son dernier ouvrage, Le potentiel infini du magnétisme, prolonge une conviction qu’il défend depuis ses débuts. Il suffit de comprendre ce que vous faites déjà.
Une énergie que vous utilisez déjà
Le magnétisme porte de nombreux noms selon les cultures. Le Chi en Asie, le Ki au Japon, le Prana en Inde. Pour Florian Lucas, c’est l’énergie qui entoure et traverse toute chose vivante, celle que la médecine chinoise rééquilibre par l’acupuncture, celle que chacun mobilise sans le savoir.
« Lorsque vous avez mal quelque part, quel est votre premier réflexe ? On se cogne le coude et on pose la main dessus. Nos enfants se font mal au genou, on souffle dessus. C’est du magnétisme », explique-t-il.

Ce geste spontané et universel est une imposition des mains, une transmission d’énergie, sans formation ni intention consciente.
La distinction qu’il pose mérite d’être faite. Posséder du magnétisme est une chose, devenir magnétiseur en est une autre, non parce que certains en seraient dépourvus, mais parce que la pratique exige quelque chose de précis.
Pour pratiquer le magnétisme, il faut la volonté d’aider les autres.
Cette volonté, il l’observe souvent chez des personnes qui ont traversé une épreuve difficile, un burn-out, une maladie grave, une perte, et qui en sortent avec une sensibilité accrue et le désir de se mettre au service des autres.
Florian démonte trois idées reçues qui circulent encore largement. La première veut que le magnétisme se transmette uniquement de génération en génération, au sein des mêmes familles. En réalité, tout le monde possède du magnétisme et chacun peut apprendre à le pratiquer. La deuxième affirme qu’il faut être ancré au sol pour magnétiser. Florian l’a pratiqué en pleine planque, gilet pare-balles sur le dos, radio et armes sur lui, avec des résultats identiques. La troisième prétend que livrer le secret du coupeur de feu fait perdre ses capacités. Il l’a transmis des milliers de fois et continue à pratiquer avec la même efficacité.

L’amour amplifie tout
L’état intérieur du praticien influence directement la qualité de l’énergie transmise. C’est l’axe central de l’enseignement de Florian Lucas.

Il illustre ce principe par un exercice proposé en formation. Les participants écartent les mains à une trentaine de centimètres, les rapprochent lentement et émettent l’intention d’envoyer de l’énergie entre leurs paumes. La plupart ressentent fourmillements, chaleur ou pression. Puis Florian leur demande de penser à de l’amour, à de la bienveillance.
Les ressentis vont être beaucoup plus puissants. Plus vous pensez à de l’amour, plus cette énergie augmente.
L’inverse est aussi vrai. Dans ses formations, il arrive que des élèves lui présentent un fruit en train de pourrir au lieu de sécher. La même question suit, et la même réponse.
Es-tu dans la colère en ce moment ? — Oui, j’ai vécu une injustice.
La colère produit une énergie basse qui agit sur la matière dans le sens opposé à l’intention de soin.
Ce constat conduit Florian à encourager une pratique constante, les actes de bienveillance quotidiens. Saluer la femme de ménage ignorée de tous dans une station-service, s’arrêter pour donner à manger à une sans-abri et son chien.

Chaque petit acte vous remplit d’amour. Et votre magnétisme va augmenter.
La bienveillance est une pratique d’entraînement aussi concrète que les passes magnétiques.
Il le démontre avec des baguettes de sourcier. Face à une personne qui pense à de la colère, les baguettes se ferment à l’approche, le champ énergétique se resserre. Face à une personne qui pense à de l’amour, elles s’ouvrent dès huit à dix mètres, là où elles s’ouvraient à deux ou trois mètres dans un état neutre.

Pratiquer, se lancer
Le magnétisme se pratique sans contact physique. La main se place à quelques centimètres du corps, dans ce qu’il appelle la couche éthérique, l’aura de santé. Une séance sur une douleur physique dure environ quinze minutes et s’articule autour de passes de connexion, d’une passe principale avec la main forte, de techniques d’extraction et d’un rééquilibrage. La protection tient à trois gestes. Secouer les mains vers le sol pendant la séance, se rincer ensuite jusqu’au bout des doigts à l’eau fraîche, et émettre en début de séance l’intention d’accueillir sans absorber les symptômes de la personne soignée.
Le magnétisme à distance suit les mêmes principes, sans limitation géographique. « Il n’y a plus aucune notion de distance », dit Florian, qui consulte depuis l’Espagne des personnes au Japon, en Australie ou en Nouvelle-Calédonie. La photo de la personne suffit.
Parmi les cas qui l’ont le plus marqué, celui d’un homme de trente-cinq ans sans aucune sensation dans la main depuis six ans, suite à un AVC. Après une première séance à distance, la main chauffe toute la nuit. Quelques séances plus tard, il redescend les escaliers en sentant la rampe en bois sous ses doigts. Il retrouve 98 % de ses sensations.

Ces résultats, Florian a mis du temps à les accepter lui-même.
J’ai commencé à me dire que c’était le hasard. Puis l’effet placebo. Au bout de 500 consultations, j’ai arrêté de chercher une autre explication.
Son conseil pour ceux qui débutent, pratiquer sans attendre de résultats.
Les meilleures séances, c’est lorsque vous n’attendez plus. Vous canalisez l’énergie sans attente. C’est là que les cas les plus extraordinaires se produisent.
À vous de jouer — La boule d’énergie
- Écartez les mains à une vingtaine ou trentaine de centimètres, paumes face à face.
- Rapprochez-les lentement, puis écartez-les à nouveau.
- Émettez l’intention d’envoyer de l’énergie entre vos paumes.
- Observez les sensations dans la zone inférieure des paumes, fourmillements, chaleur, pression ou légère résistance.
- Fermez les yeux et pensez à quelqu’un que vous aimez, à un acte de bienveillance récent.
- Recommencez le mouvement et observez si les sensations s’intensifient.
Pratiquez quelques minutes par jour. La régularité compte plus que la durée.
Le magnétisme est l’art le plus simple et le plus exigeant qui soit. Poser ses mains, vider son attente, et laisser passer l’amour.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.














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