Rahul Bharti : la guérison de l’âme commence ici
Guérisseur et enseignant depuis plus de trente ans



Il est né une ou deux fois. Rahul Bharti passe sa vie à comprendre ce que signifie "être vivant ». Pour lui, le corps humain n'est pas une chair fragile condamnée à vieillir mais une galaxie électrique, un univers en miniature habité par une âme.
Né deux fois et chercheur toute sa vie
Un 22 novembre à Goa, deux bébés naissent sous la pluie et sur un brancard de fortune, en chemin vers l'hôpital. Des deux jumeaux, l’un vit et l’autre non.
Comme le veut la tradition locale, les jumeaux ne sont pas séparés avant l'enterrement et la famille rentre chez elle avec, dans le même berceau, un bébé vivant et un bébé mort.
La nuit, quand la mère allaite l'enfant en vie, celui-ci se retourne vers son frère, mouvement qu'un nourrisson de quelques heures ne devrait pouvoir accomplir. Le lendemain, lorsque le prêtre entre dans la chambre pour préparer la cérémonie funèbre, l'enfant qui était mort est vivant et celui qui était vivant… est mort. Rahul Bharti ignore qui il est. Adopté en 1972 par une famille suisse, il apprend en voyageant :
- En Thaïlande, puis au Sri Lanka, il passe dix-huit mois dans la jungle.
- Dans le Kerala, il étudie les traditions védiques et l'Ayurveda, la médecine traditionnelles.
- En Australie, il vit auprès d’Aborigènes et, au Canada avec des communautés Autochtones.
- En 1984, il rencontre en Thaïlande un maître aveugle.

Aura, chakras, âme : anatomie d'un corps que l'on ne voit pas
Pendant plusieurs mois, Rahul accepte de vivre les yeux bandés, sans parole de son enseignant. Les premières semaines, rien ne se passe, simplement l'obscurité.
Au bout de deux mois environ, un infime point rouge apparaît. Il grossit, se multiplie et devient une constellation de lumières colorées, vibrantes, électriques, comme un sapin de Noël. Alors, le maître silencieux prend la parole.
Rahul perçoit un être humain sans chair, sans eau, sans matière, mais doté d'un corps électrique, un réseau lumineux que nous n'avons pas appris à regarder.
Le corps physique n'est pas ce que nous pensons être. C'est une machine dirigée par l'électricité, par ce que vous appelez l'énergie.
Cette révélation est anatomique. Le corps humain contient plus de cellules qu'il n'y a d'êtres humains sur Terre. Chaque cellule vibre et communique. Nous sommes une galaxie de cellules en mouvement pilotée par une entité que la plupart d'entre nous ignorons complètement, l'âme.

Selon Rahul, l’âme est une réalité localisable dans l'espace. Elle se situe au-dessus de la tête, dans l'axe formé par les bras lorsqu'ils sont tendus au-dessus de la tête. Pour la localiser précisément : au-delà de la main tendue, il faut encore ajouter la distance qui sépare le coude de l'extrémité du majeur. C'est là que se tient ce qu'il nomme le "troisième œil universel", un chakra extérieur au corps et invisible.
Elle est la mémoire des vies vécues, gardienne des cycles et des incarnations. À chaque naissance, elle revêt un nouveau corps comme un habit, accepte l'oubli de la chair pour mieux apprendre, et poursuit son lent travail de transmutation à travers la matière. Elle possède les mémoires des expériences vécues, les acquis et les enseignements qui restent encore à vivre.
Elle communique en permanence avec le corps via la ligne de Kundalini, une colonne d'énergie qui :
- Prend naissance dans l'âme, au-dessus de la tête.
- Descend et pénètre dans le corps par le chakra couronne, au sommet du crâne.
- Traverse le corps verticalement de haut en bas.
- Ressort par le chakra racine, permettant à l'énergie de s'écouler vers la Terre.
Ce fil invisible, tendu entre le ciel et la terre, entre l'âme immortelle et le corps physique, permet à l'intelligence de l'âme de guider notre évolution.
« Le cerveau n'est qu'un disque dur. Quand vous réfléchissez, vous téléchargez des informations depuis votre âme. »
Et quand cette voie est saturée, quand on ne parvient plus à s'endormir, qu'on absorbe sans filtre les émotions de ceux qui nous entourent, une réponse est dans l'aura.

L'aura est une réalité physiologique. Quand l'eau, la chaleur, et l'air, se mettent en mouvement avec suffisamment d'intensité, ils produisent de la vapeur, qui, traversée par la lumière, crée des couleurs. L’aura est ce champ lumineux enveloppe le corps à quelques centimètres de la peau. Elle est une signature de notre activité énergétique intérieure.
La nuit, l'aura s'ouvre et ne se referme pas spontanément le matin. Alors peuvent entrer :
- Les émotions des autres, absorbées sans filtre.
- Le bruit du monde et ses fréquences chaotiques.
- Des ressentis qui ne nous appartiennent pas telles une tristesse inexpliquée, une fatigue extérieure, une anxiété après avoir traversé une foule
Trois gestes pour fermer votre énergie et laisser l'âme avancer
Pour Rahul, la guérison, commence dans la compréhension de la signification de la douleur. La maladie indique un schéma répétitif qui est un message de l'âme signalant qu'une leçon est à apprendre. L'âme a tout son temps et ne renonce jamais. Puis, une fois entendue, la guérison devient possible.
« Cette vie est une école. Nous sommes ici pour transformer la souffrance en joie. C'est tout ce que nous devons faire. »
Cette vision nous apprend que la vie cesse d'être une menace si nous prenons ce qui nous arrive pour des opportunités pour avancer sur un chemin qui commence par soi.

À vous de jouer : trois pratiques pour fermer votre aura et retrouver votre énergie
Exercice 1
Chaque matin, fermez votre aura
Chaque soir, l'aura s'ouvre pour la régénération du corps— comme s'ouvrent les fenêtres d'une maison pour renouveler l'air. Le matin, si elle reste ouverte, vous vous exposer sans filtre à des influences extérieures. Voici un simple rituel à pratiquer assis, idéalement avant le lever.
Assis en tailleur ou sur une chaise, vous tournez vos paumes vers le sol, posées sur les genoux. Fermez les poings si vous le souhaitez.
Inspirez en faisant glisser vos mains, légères comme des plumes, de vos genoux jusqu'à vos hanches, puis à l'expiration remontez-les le long du torse jusqu'à vos clavicules.

À l'inspiration, la main droite traverse le torse et rencontre la main gauche posée sur la clavicule gauche. Le bras gauche se tend vers l'extérieur, alors que la main droite brosse le long du bras gauche jusqu'à ce que le bras droit soit tendu et les mains en contact devant la poitrine.
À l'expiration, la main gauche repousse la main droite et brosse le bras droit en l'ouvrant sur le côté, remonte à l'épaule droite, traverse le torse pour se repositionner sur la clavicule gauche, tandis que le bras droit se replie.
Descendez les deux mains le long du torse vers le bassin. Expirez fortement alors qu'elles brossent les cuisses jusqu'à dépasser les genoux.
Répétez trois fois l’ensemble, en synchronisant chaque geste avec votre respiration. Le mouvement peut se faire de gauche à droite ou de droite à gauche.
Vous pouvez ressentir des frissons, des picotements ou de la chair de poule, signes que l'aura se ferme. Au début, l’exercice dure une quinzaine de minutes et devient plus fluide et rapide avec la pratique. Répétez-le dans la journée en cas de choc émotionnel ou de peur soudaine.
Exercice 2
Pendant deux semaines endormez-vous avant 21h
Si vous ressentez une fatigue profonde, un système immunitaire affaibli, un débordement émotionnel ou mental, testez ce protocole pendant quatorze jours.
Fixez une heure de coucher entre 20h30 et 21h et tenez-la tous les soirs, week-end compris.

Une heure avant de vous coucher, éteignez les écrans et tamisez les lumières. Le corps a besoin d'un signal clair pour enclencher la récupération profonde.
Si vous n'arrivez pas à vous endormir, restez allongé dans l'obscurité. Le système nerveux se régule sans sommeil immédiat.
Chaque matin, notez d’un mot votre état au réveil. Sur quatorze jours, la courbe parlera d'elle-même.
Voici ce que vous pouvez ressentir. Les premiers jours peuvent être frustrants, voire inconfortables. À partir du cinquième ou du sixième jour, la plupart des personnes rapporte un réveil plus net, des pensées plus claires et une meilleure tolérance émotionnelle. Deux semaines suffisent à sentir la différence.
Exercice 3
Chaque matin faites preuve de gratitude envers votre corps
Votre corps travaille pour vous sans relâche, sans demander votre permission. Il mérite votre gratitude.
Au réveil, avant de lever les yeux ou de bouger, posez une main sur votre cœur et sentez ses battements sous votre paume.

Mentalement ou à voix basse, remerciez chaque partie de votre corps, votre cœur pour ses battements pendant la nuit, vos poumons pour chaque respiration nocturne, vos membres pour leur disponibilité silencieuse.
Sous la douche, ralentissez votre rythme. Sentez l'eau couler sur chaque partie du corps afin que ce moment devienne une attention consciente.
Si des douleurs ou des tensions sont présentes, dites-leur : "Je t'entends. Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?"
Au début, la pratique peut sembler étrange ou artificielle. Persévérez. Au bout de quelques jours, vous développerez une relation plus amicale avec votre corps, une forme d'alliance. Pour Rahul, votre corps ne vous abandonnera jamais de votre vivant. Parlez-lui.
Author
Rahul Bharti a quarante ans de recherche derrière lui, des jungles du Sri Lanka aux communautés aborigènes d'Australie, des traditions védiques du Kerala à un maître aveugle en Thaïlande. Ses enseignements sont condensés dans L'école de l'âme, livre publié aux éditions Trédaniel, et dans une masterclass pour ceux qui veulent les vivre. Son but est de vous donner les clés pour être indépendant.
Pour aller plus loin, suivre ses pratiques au quotidien et continuer le voyage, retrouvez-le sur Instagram et sur son site.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.








En vidéo
avec Rahul Bharti, et sur le même sujet










