Comment distinguer une crise passagère d'un vrai besoin de changement ?
Avec Nathalie Balacé
Nathalie Balacé est dirigeante d’un organisme de formation professionnelle et créatrice des méthodes TEDMI©️, RTMO©️ et LBE©️, qui sont des approches innovantes de libération émotionnelle, de retraitement des traumatismes et de libération énergétique : https://nathaliebalace.com/

Après plus de dix ans de pratique en relation d’aide, elle a conçu des techniques pour accompagner la transformation en profondeur des personnes. Aujourd’hui, elle forme des praticiens à ces méthodes puissantes et respectueuses de l’Être.
Elle est également conférencière, auteure, et j’anime une chaîne YouTube où elle partage des outils, des clés de conscience et des témoignages pour éveiller les consciences et soutenir les parcours de guérison.
Les signaux d'alarme
"Nathalie, quels sont les signes concrets qui permettent de différencier une période difficile temporaire d'un véritable appel au changement ? Comment notre corps et nos émotions nous alertent-ils ?"
Une période difficile peut être transitoire, mais lorsque le mal-être devient chronique, c’est souvent un véritable appel au changement, un message du corps ou de l’âme. Les signes ne trompent pas : fatigue persistante, irritabilité, perte de sens, tensions corporelles récurrentes (maux de dos, troubles digestifs, migraines), ou encore un sentiment d’être « à côté de sa vie ». Le corps, bien souvent, parle avant même que le mental comprenne. Notre corps n’a pas de mots pour s’exprimer, alors il utilise des maux. c’est le mal à dit ou le mal à dire ou l’âme a dit : la maladie. Nos émotions jouent également un rôle clé : si l’on ressent de la tristesse, de la colère ou de l’anxiété de manière répétée, sans cause apparente, c’est le signal qu’un alignement est nécessaire. Ces manifestations sont des messagers, et non des ennemis à combattre. Elles nous invitent à nous interroger : « Suis-je fidèle à moi-même ? », « Est-ce que je me respecte dans ce que je vis ? », ou encore : « Que dois-je comprendre de ce que je suis en train de vivre ? » Le véritable appel au changement, c’est quand l’inconfort devient plus insupportable que la peur de changer. C’est à ce moment précis qu’une transformation profonde peut commencer. Mais à le fois, c’est dommage d’attendre ce moment, ou ces symptômes.
Le piège de la résistance
"Beaucoup de personnes restent dans des situations qui ne leur conviennent plus par peur de l'inconnu. Comment selon vous, un praticien que vous avez déjà formé via vos techniques, peuvent accompagner leurs clients, pour qu'ils fassent la différence entre une résistance naturelle au changement et un vrai blocage qui les empêche d'évoluer ?"
La résistance au changement est naturelle : notre cerveau est câblé pour éviter le risque, préférant la sécurité de l’inconnu, même si elle est inconfortable. Mais lorsque cette résistance s’accompagne d’un sabotage intérieur, de croyances limitantes (« Je ne mérite pas mieux », « Ce n’est pas possible pour moi »), d’un repli sur soi, ou d’une incapacité à faire autrement, cela indique un blocage plus profond, qui est toujours inconscient, donc impossible à débusquer seul.
Dans les formations que je propose, j’enseigne aux praticiens à écouter au-delà des mots, à travers les quatre langages qu’utilise l’inconscient : le langage des oiseaux, des formes, des couleurs et du corps. Ainsi, ils peuvent repérer les mécanismes de défense et travailler avec bienveillance, sans jugement, sur les mémoires émotionnelles racines – de vie, intra-utérines ou transgénérationnelles.
La différence entre une peur saine et un blocage, c’est l’immobilisme : si la peur est là mais que la personne avance quand même, elle est en phase de croissance. Si, au contraire, elle tourne en rond, répète les mêmes schémas, revit les mêmes souffrances ou se justifie ou se victimise constamment, le praticien est invité à explorer ce qui, dans son histoire ou son inconscient, empêche le mouvement. Accompagner ce discernement, c’est déjà offrir une ouverture et une voie vers le changement.
L'aide concrète
"Grâce aux techniques que vous avez créées, comment aidez-vous concrètement à faire cette distinction ? Avez-vous des conseils pratiques à donner à nos lecteurs pour y voir plus clair ?"
Les outils que j’ai développés – TEDMI© adulte et enfant (Technique d’Effacement Définitif des Mémoires émotionnelles Inconscientes), RTMO© (Retraitement des Traumatismes par les Mouvements Oculaires), et LBE© (Libération des Blocages Énergétiques) – permettent d’identifier précisément un blocage temporaire ou installé, en très peu de temps. Ces techniques permettent d’aller directement à l’origine réelle du blocage du client. Très souvent, ce qui empêche d’avancer n’est pas la situation présente, mais une mémoire non résolue du passé. En allant désengrammer, c’est-à-dire casser l’engramme neuronal lié à ces parts blessées ou situations qui ont encore une résonance émotionnelle inconsciente, on redonne de la sécurité intérieure. Le changement se fait tout seul ensuite. Je propose aussi des pratiques d’auto-coaching simples, avec des cours en visio et un questionnement profond et un séminaire annuel “ Acteur de Ma Vie”. Un conseil pratique : prenez chaque jour un moment de silence pour vous demander : « Qu’est-ce que je ressens vraiment ? », « Est-ce que je veux vraiment vivre cela ? », puis : « Qu’est-ce que j’aimerais vivre et ressentir à la place ? » Ces questions permettent de faire émerger le vrai désir, celui qui pousse à se remettre en mouvement. Se reconnecter à soi, c’est le premier pas vers une transformation. Cependant, pour une transformation durable, il est nécessaire d’aller chercher les émotions inconscientes – qu’elles vous appartiennent ou qu’elles proviennent de votre lignée – afin de casser définitivement le comportement, la croyance, la situation ou l’émotion récurrente.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.






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