Olivia Favre et Xavier Faye : les pouvoirs des contes d'autohypnose
Les pouvoirs insoupçonnés de l’autohypnose

Et si vous aviez la capacité de reprogrammer votre inconscient pour changer votre réalité en écoutant simplement de belles histoires ? C’est la proposition que vous font deux praticiens en hypnose engagés pour le mieux-être de leurs contemporains.
Ancienne prof de maths et de physique, Olivia Favre a découvert l’hypnose lors de sa reconversion professionnelle. C’est là qu’elle a rencontré Xavier Faye. Lui, passionné d’ésotérisme et de paranormal depuis toujours, avait déjà créé sur Youtube la chaîne Tistrya et diffusait des documentaires passionnants sur la puissance de l’intention, les expériences de mort imminente, les miracles… Pharmacien de formation spécialisé dans la protection de l’environnement, c’est en cherchant le meilleur moyen d’aider les gens qu’il avait trouvé l’hypnose. Leur coup de coeur professionnel les a guidé sur la voie de Sajece, une méthode créée par Camille Griselin, dérivée de l’hypnose ericksonienne et basée sur des histoires métaphoriques.
Depuis, ils écrivent ensemble des livres d’histoires qui, comme par magie, permettent de lever des blocages en s’adressant directement à l’inconscient. Après le succès de « 33 contes d’autohypnose - Pour guérir ses blessures émotionnelles » paru au Courrier du Livre, ils co-signent « 16 contes d’autohypnose - pour attirer l’abondance d’amour, de chance, d’argent et de créativité ».
A chacun son style d’histoire, à chacun ses problématiques traitées. « Moi j’aime les univers féériques pour éloigner le plus possible les gens de leur vie actuelle. Je choisis des choses un peu extravagantes pour arriver à parler de la problématique sans que ça se voit directement. Le but de l'histoire, c'est d'arriver à amener la personne à réfléchir sans se sentir concernée tout de suite. On est d’abord d'accord avec l'histoire du personnage, avec ce qu'il traverse, et puis, à la fin, on voit le lien avec notre propre vie : c’est là que les connexions se font, » explique Xavier.
Et Olivia de rebondir : « Alors moi, je fais un petit peu différemment, je me sers beaucoup de ce que je vis, des séances que je fais aux gens, des expériences que j'ai, de la vie, de mes amis, de ma famille. Et je mélange tout ça pour en faire des histoires. Je réinvente, je modifie des événements, mais je pars souvent de quelque chose de réel qui me provoque une émotion. Je me dis « Ah bah tiens, je pourrais le transformer en histoire ». Et j'arrive ensuite sur la problématique. C'est comme si on parlait à l'enfant intérieur, et ça marche très bien ! ».

Car les histoires que proposent Olivia et Xavier, pour simples et ludiques qu’elle paraissent, sont en réalité de puissants outils de guérison de notre inconscient. Souvent, comme un disque rayé, celui-ci tourne en boucle sur un problème. Lui donner à voir différentes façons de résoudre ce problème à travers des histoires inspirantes, c’est lui ouvrir autant de portes de sortie.
« Cette méthode nous a plus car elle est beaucoup plus douce que l’hypnose ericksonienne. Telle qu’on l’a apprise, cette approche a un côté culpabilisant. Par exemple, pour sortir une personne d’une addiction, on va lui faire imaginer sa fin de vie, complètement dévorée par cette addiction, avec des répercussions sur sa famille… Alors qu’avec nos petites histoires, c'est très simple. Elles permettent de comprendre le ridicule de nos façons de penser en nous mettant dans la tête d'un autre personnage. C’est une méthode très maternelle, qui essaye de faire prendre conscience à l'inconscient qu’il n’a pas encore trouvé la bonne solution. Pour moi, l’inconscient, c’est un peu le petit ange gardien, une partie de nous qui a très envie qu'on aille bien. Il ne peut pas parler avec des mots, donc il va utiliser des événements de vie répétitifs par exemple… », souligne Olivia.
Et Xavier de renchérir : « Quand notre inconscient estime qu'on n'est pas suffisamment apte à gérer un événement d’une forte intensité émotionnelle, souvent dans la prime enfance, il va le mettre de côté et le garder sous cloche pendant quelques temps, jusqu'à ce qu'il estime que la personne est prête pour traiter l’événement. A ce moment-là, il va commencer à déclencher des symptômes, des situations de vie répétitives… C'est pour ça que les symptômes arrivent souvent vers l’adolescence ou à la vingtaine, quand on commence à être un peu plus armé. On peut alors conscientiser une blessure, comme l’humiliation par exemple. Sans ça, on se traîne une armure et souvent l’idée de toujours devoir compenser pour être à la hauteur des autres. Quand ça lâche, qu’on abandonne cette croyance et qu’on cicatrise la blessure, il y a plein de choses qui se libèrent, » explique Xavier.

Et Olivia de conclure : « L’abondance peut enfin revenir parce qu’on s’estime enfin digne de recevoir ce que la vie a toujours voulu nous envoyer. Le plus souvent, c'est nous qui bloquons, inconsciemment, l’accès à l’abondance. On n'est pas responsable de ce qui nous est arrivé, mais on est responsable de le prendre en charge. »
Des histoires qui font du bien
Aujourd’hui, les livres de contes d’auto-hypnose d’Olivia Favre et de Xavier Faye sont utilisés par des sophrologues, dans les EHPAD, dans les écoles, dans les prisons… Ecoutez sur YouTube une histoire contée par Xavier Faye, La plume et l’une des histoires d’Olivia Favre Où ai-je rangé l’amour.
Journaliste depuis 20 ans, Julie Destouches partage une vision dépoussiérée de la spiritualité sur Instagram, Youtube et en podcast avec NostraDomus. Vous pouvez retrouver toutes ses informations ici.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.





