Catherine Cavaya : quand la voyance et la médiumnité inspirent l'écriture intuitive
« Le monde te parle, et tout commence… »

Cette phrase, Catherine Cavaya la prononce à chacune de ses consultations comme une clé. Entre médiumnité, écriture intuitive, accompagnement thérapeutique et coaching, elle développe une pratique singulière, profondément éthique, ancrée autant dans le pragmatisme que dans l’écoute de la conscience. Une parole sans folklore, au service de la clarté et de la dignité.

Catherine, quelle place occupe l’écriture intuitive dans ton travail ?
Elle est centrale. L’écriture intuitive me permet d’affiner des informations appartenant à mon consultant. Il arrive parfois que des événements se superposent de manière simultanée : Un mot posé sur la feuille, une image qui me traverse ou une évidence qui s’impose dans cet instantané. L’espace-temps n’existe pas dans l’invisible mais à contrario, des périodes, des saisons s’imposent en moi ; une projection d’un futur daté, construit sur un présent créé par le passé du consultant. Un repère temporel sur une immensité intemporelle ! Cette intensité qui est le socle de ma consultation, ce construit les quinze premières minutes de l’entretien. Autant d’informations dessinant avec précision la route à suivre pour de véritables révélations.

Ces premières minutes correspondent-elles à un temps de rencontre ?
Oui, tout à fait. C’est la première casquette, celle de la voyance et de la médiumnité. Une fois ce socle construit et posé, je peux aller plus loin et entrer dans un travail plus profond, plus thérapeutique avec une seconde casquette.

Que travailles-tu ensuite avec la personne ?
Il y a toujours une dimension thérapeutique. Cela peut concerner des sujets du quotidien mais aussi des blessures beaucoup plus anciennes, bien plus profondes. Il arrive que l’âme reste figée à un âge précis, bloquée dans une peur ou un choc... À partir de là, je travaille sur les chagrins enfouis, les schémas répétitifs qui nous empêchent de prendre notre véritable place dans notre incarnation. Des mémoires de souffrances enfouies empêchent d’aller de l’avant.
Tu refuses pourtant de te définir comme thérapeute au sens classique.
Oui, parce que je ne suis pas « thérapeute diplômée ». Je ne pratique aucune méthode énergétique ni conventionnelle au sens académique. Mon travail est avant tout posé sur l’écoute. Celui-ci, impact le conscient pour enfin atteindre l’âme du consultant. En revanche, je me dois d’être dans une éthique ferme : je ne suis pas là pour raconter des histoires ou pour dire ce que les gens veulent entendre. Ce n’est pas mon rôle. Quand je ressens que c’est non, c’est non. Évidemment, je prends toujours le temps d’expliquer les raisons du oui ou du non. Il est important pour moi, de ne pas usurper un titre ou une fonction qui n’est pas la mienne.

Tu parles souvent de plusieurs casquettes », combien en as-tu ?
Il y a la médiumnité, qui ouvre la séance. Il y a la dimension thérapeutique, qui permet de comprendre et d’apaiser. Et parfois, la casquette de coach prend le relais. Certaines consultations basculent complètement sur des sujets très concrets : création d’entreprise, reconversion, investissement, stratégie. Là, on est dans du coaching pur mais mes ressentis restent présents et donnent une direction.

Tes ressentis et ton côté cartésien coexistent ?
Oui. On me demande parfois : « C’est ton avis de femme ou ton avis de médium ?» Pour moi, c’est la même chose. Si je dis quelque chose, c’est parce que je le ressens. Sinon, je parlerais d’autre chose. Mon véritable « avis de femme », c’est quand on me demande s’il faut mettre le lait de coco avant ou après le curry.

Les messages des défunts occupent-ils une place importante dans ton travail ?
Oui. Ils viennent souvent. Mais j’ai fait évoluer ma façon de faire. Avant, je verbalisais tout et les messages pouvaient se perdre. Aujourd’hui, j’écris. Ce n’est pas mon écriture habituelle, elle est presque enfantine. J’écris le message, je le photographie et je l’envoie à la personne. Ensuite seulement, on peut travailler sur autre chose.
Pourquoi ce changement ?
Parce que j’aime le travail bien fait. Je veux que les personnes repartent avec quelque chose de clair. Écrire me permet aussi d’avoir un dialogue plus long avec les défunts. Avant, j’avais des bribes. Maintenant, quand je prends mon stylo, je dis : « Je vais écrire tout ce que tu me dis. »
Est-ce que le défunt « attend » cette écriture intuitive ?
Oui ! Et souvent, les personnes rêvent du défunt juste avant la consultation. Je leur dis que c’est normal : les portes s’ouvrent. Mais elles doivent aussi se refermer. C’est essentiel pour l’équilibre et pour rester ancré.
Comment te protèges-tu de cette ouverture ?
Par l’ancrage et la prière. Pour moi, la prière est un état modifié de conscience, au même titre que la méditation. Elle permet de se recentrer, de se protéger. Je viens d’un parcours très cartésien, très structuré. Je crois profondément que pragmatisme et spiritualité peuvent coexister.
L’éthique semble être un pilier fondamental de ta pratique, n’est-ce pas ?
Oui, absolument. J’ai un devoir envers mes consultants. Parfois, les gens pensent pleurer un défunt alors que le chagrin vient d’ailleurs : d’une vie trop lourde, d’un divorce, d’une trahison ou d’un environnement toxique. Je ne peux pas ignorer cela. Mais je n’attaque jamais frontalement. J’impose avec subtilité mes sensations pour déclencher des compréhensions chez l’autre. Sans confrontations ni violence émotionnelle. Juste ouvrir une porte qui débouche très souvent sur une libération.
Nous évoquions, hors interview, les dérives du milieu spirituel, que peux-tu dire à nos lecteurs ?
Ce n’est pas un jeu ni un spectacle pour les réseaux sociaux ou autres. D'après leurs dires, beaucoup sont traversés par un super pouvoir. Ils font croire qu’ils ont les réponses sur tout et la capacité de régler n’importe quel problème. Le folklore, la mise en scène ou les rituels pour libérer les âmes soi-disants possédés. Toutes ces dérives me dérangent profondément. Je parle ici de conscience, pas de magie. La médiumnité peut être dangereuse, si elle n’est pas contrôlée et comprise. Le manque d’ancrage par exemple, peut faire vriller certaines personnes. Ceux-ci, peuvent confondre réalité et imaginaire.
Quels sont les risques principaux selon toi ?
Développer un égo qui pousse les gens à se prendre pour des élus. Croire que c’est un pouvoir magique. Or ce n’est qu’une capacité, et tout le monde ne l’a pas de la même manière. Il faut s’imposer une ligne ou s'imprègnent : la stabilité psychologique, la pureté émotionnelle, être intérieurement aligner et paisible. Surtout, il faut savoir s’effacer.
Que veux-tu dire par « s’effacer » ?
Quand tu accompagnes quelqu’un, tu dois te mettre de côté. Il n’y a pas de jugement. Même dans des situations très difficiles. J’ai reçu des consultants avec des parcours lourds, parfois choquants. J’ai dû respirer, me recentrer, écouter. Non pas au nom de la morale, mais au nom de la souffrance. C’est une forme de déontologie.
Est-ce parfois comparable à un confessionnal ?
Oui, parfois. Et c’est une grande responsabilité. On ne peut pas tout dire, ni tout prédire. Il faut préserver un mur invisible entre soi et l’autre pour ne pas se perdre.
Tu transmets aussi des clés très concrètes pour l’écriture intuitive, peux-tu nous les partager ?
La première ; c’est entrer dans un état modifié de conscience.
La deuxième ; ne pas penser à soi.
La troisième ; rester à l’écoute sans s’épuiser.
La quatrième ; poser une intention claire.
La cinquième ; respecter la loi du donner-recevoir.
Tu ajoutes parfois des gestes symboliques en fin de séance. Peux-tu développer ?
Oui. Je donne souvent un sachet de sel à garder pendant un cycle lunaire, puis à verser dans l’eau qui s’en va. Ce n’est pas un grigri. C’est un support pour déposer ce qui doit partir. Je donne aussi une phrase à prononcer, toujours différente. Tout est dans l’intention.
Quel lien fais-tu entre écriture intuitive et pendule ?
Le pendule ouvre la conscience à la conscience. Il développe l’intuition. L’écriture permet de structurer, de valider, de transmettre. Ce sont des supports. La médiumnité est une gymnastique de l’âme, un sport intérieur qui se pratique.
AUTHOR
Découvrez l’Univers de Catherine Cavaya à travers son site web, son instagram. La prise de rendez-vous s’effectue par email : catherinecavaya@gmail.com
REDACTOR
NittayaPhon Descourt est Attachée de communication pour auteurs-praticiens du mieux-être. Ancienne consultante en transformation digitale diplômée d'HEC Paris, elle accompagne aujourd’hui celles et ceux qui œuvrent pour les autres à structurer et développer leur activité & visibilité.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.






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