Céline Camoun : ce que le tarot annonce pour 2026

En ce début d’année, il est un exercice qu’on aime particulièrement : demander aux cartes ce qu’elles voient pour les 12 prochains mois. Pour cet exercice de haute volée, nous avons interrogé l’une des expertes françaises de la cartomancie, Céline Camoun, tarologue, médium et autrice, qui officie sous le pseudo dynamique de « Yes We Cards ».

D’après le Tarot de Marseille et l’Oracle de Belline, l’année qui vient s’annonce comme un temps de guérison et de reconstruction. Voyons comment se tisse l’énergie de cette année charnière, douce, collective, fertile et lucide.
2026 côté cœur : une année de lenteur féconde et de guérison intérieure
« La première carte qui ressort, c’est la Papesse, explique Céline Camoun. Elle nous parle de connexion, d’amour spirituel, de réflexion. C’est une année propice à la thérapie, à l’introspection. » Dès la première carte tirée, le ton est donné : 2026 ne sera pas l’année des passions dévorantes ni des ruptures spectaculaires, mais celle des retours à soi, des dialogues sincères et des renaissances affectives. Pour Céline, les tirages du Tarot de Marseille et de l’Oracle de Belline se répondent : « On a la carte de la Maladie, une carte lunaire qui parle de l’inconscient, donc qui fait complètement écho à la Papesse. Et en face, la Clé, qui nous dit que c’est une excellente année pour débloquer des choses très stagnantes. » Une période d’ouverture donc, où les blessures anciennes peuvent enfin être nommées, comprises et apaisées. Elle insiste sur la dimension collective du processus : « Il est possible que des traumas se lèvent plutôt à deux que tout seul, dans le cadre d’une thérapie. Pour moi, c’est une période de confession. » Et d’ajouter : « La Papesse, c’est aussi la fertilité. Donc si des gens sont sur des projets d’enfants, même des parcours difficiles, 2026 est une excellente année pour la procréation. » Céline tire ensuite la Nativité, carte de renaissance. « On est sur une année d’amour dans la douceur, dit-elle. Pas quelque chose d’explosif ou de passionnel, mais un retour à la connaissance de l’autre. On a envie de se poser, de comprendre, d’emboîter les pièces du puzzle du passé. » Elle parle aussi d’un retour à une forme de romantisme conscient : « Il y a un retour à des valeurs de douceur. Si c’est le retour de la lettre d’amour, franchement, ce serait super ! » Pour la médium, 2026 sera une année « clé d’un point de vue sentimental », mais discrète : « C’est une année fondatrice qui n’en a pas l’air. Le déclic va être fait ici, mais les gens s’en rendront compte plus tard. » Elle souligne que « l’amour sera plus sincère, moins performatif. On cherchera à construire, pas à prouver ». « On est sur une intégration plus que sur une rupture, explique-t-elle. Moins dans le “je casse pour me libérer”, plus dans “j’unifie pour me comprendre”. C’est le grand retour de l’amour à soi, détaché des injonctions sociales : pas dicté par la société, le système ou la famille, mais choisi, conscient. »
Santé : entre vitalité, vigilance et avancées
Le deuxième tirage se concentre sur la santé et révèle une carte aussi puissante qu’ambivalente : la Maison Dieu. « Ce n’est pas une carte facile, explique Céline Camoun. C’est une carte énergique ! On a envie de dire : prenez des vitamines, vous allez être sur des chapeaux de roue. » Elle y voit « une année très dynamique, mais aussi sujette aux tensions ». Symboliquement, cette lame évoque les secousses du corps : fractures, ruptures, accidents. Mais Céline y lit aussi « des avancées scientifiques, notamment sur la consolidation osseuse, les ligaments, la motricité ». Elle précise : « On pourrait avoir une découverte qui permet à des personnes paralysées depuis longtemps de retrouver une partie de leur mobilité. » Une intuition qu’elle relie à une dynamique plus large : « Je crois beaucoup qu’il y a une part d’intuition dans la recherche. Il y a le travail, bien sûr, mais aussi des déclics de plus en plus écoutés et pris en compte. » Les cartes suivantes – la Table et les Nouvelles – viennent adoucir cette tension. « Elles parlent de plaisir, de convivialité. On est sur une santé par le bonheur ! » Les activités collectives auront la cote : yoga, danse, sport en groupe. « On a l’impression que les activités de groupe vont être celles qui améliorent la santé. Voir des gens, ce sera particulièrement bon pour la santé mentale en 2026. » Mais la Maison Dieu, associée à l’Accident, annonce aussi une possible crise alimentaire ou sanitaire. « Il peut y avoir une crise liée à l’alimentaire, peut-être une contamination, une inondation, un produit transformé retiré du marché, voire une crise liée à l’eau du robinet. » Elle tempère : « Ce sera une crise gérable, sur quelques mois. Les politiques réagiront vite. » Céline invite à cultiver la vitalité par la convivialité : « Il y aura beaucoup de plaisir lié à la nourriture, à la cuisine, à la créativité culinaire. C’est le retour du partage. Les émissions ou événements autour du collectif vont fleurir. »
Travail, société et spiritualité : l’année de la reconstruction
Dans le domaine du travail, la carte maîtresse tirée par Céline est l’Impératrice. « Alors, que ce soit dans le domaine du travail ou celui de l’économie, on a une carte qui est plutôt positive, qui est la carte de l'Impératrice. C'est une carte de maîtrise et de communication. » Cette lame signe une reprise pragmatique : « On resserre les dépenses, mais avec intelligence. »
La dynamique s’appuie sur des alliances et des signaux de relance : « On a beaucoup d'accords politiques, économiques. (…) Donc ça veut dire qu'on a une possibilité de redémarrage de l'économie sur 2026, encore plus à partir de l'été 2026. » Pour les trajectoires individuelles, la recommandation est nette : « Pour les salariés, c'est le bon moment pour demander une juste rémunération. » Côté finances, « l'investissement est plus propice sur la deuxième partie de l'année, à partir de l'été ». À l’inverse, cette année n’est pas idéale pour quitter son job. Se lancer seul trop vite reste risqué : « Ce n’est pas encore une année pour tout quitter et se mettre à son compte. C’est une année de concrétisation, pas de concept. »
Le tirage spirituel ouvre un autre pan du récit collectif : « En tous les cas, en termes de spiritualité, on a le Soleil, donc c'est une très bonne carte et c'est une carte aussi d'union, de cohésion. » La cohésion se travaille cependant dans un contexte encore contrasté : « On a la carte des pourparlers qui est une carte martienne (…) ça veut dire qu'il peut y avoir quand même encore des espèces d'affrontements spirituels sur 2026. » La temporalité, elle, se découpe clairement : « La première partie de l’année est encore un peu verrouillée mais la 2e partie beaucoup plus souple et dans le collectif. »
Cette ambivalence reflète un moment-charnière : « On a l'impression qu'on est dans une période de restructuration (…) tout le socle de fonctionnement sociétal est en train d'exploser. » D’où la montée en puissance d’une spiritualité vécue de façon concrète, partagée : « Les activités spirituelles à privilégier sont les activités de groupe (…) retraites, médiation… » Et, plus largement, une éthique du lien.
Une année pour retisser le lien
Au terme du tirage, la feuille de route apparaît lisible : introspection (la Papesse), vitalité et vigilance (la Maison-Dieu), reconstruction (l’Impératrice), et cohésion progressive (le Soleil). « On va vers une année beaucoup plus stable et évolutive », résume Céline Camoun. Avec, pour ressource clé, le collectif.
Sur le terrain géopolitique, la lecture des cartes s’aligne sur un réalisme assumé. Céline y voit des équilibres qui se renégocient. Elle remarque que « les accords vont être liés (…) à des velléités économiques », et que certaines puissances régionales « veulent une économie prospère ». L’idée-force reste la même : relier paix et prospérité, dans cet ordre.
Cette relance irrigue le quotidien : « Pour tous ceux qui ont eu des soucis d’investissement, de crédit sur l’entrepreneuriat ou sur un projet de travail (…) c’est la bonne année. » Mais la méthode compte : « Je conseille plutôt des side-projects (…) garder le travail et faire un truc plus graduel » lorsque le projet n’est « pas encore assez travaillé ». À l’inverse, « tous ceux qui ont bien posé leurs bases peuvent démarrer dès le début 2026 ».
La dimension sociale de 2026 se lit aussi dans les usages culturels. Céline parie sur le retour du plaisir partagé : « On est quand même au niveau de la santé, beaucoup sur se faire plaisir donc on est plutôt sur une santé par le bonheur. » Elle imagine « des émissions ou des formats où des familles ou des groupes d’amis cuisinent ensemble ».
Côté cœur, la même logique de profondeur et de présence s’impose. La Papesse « parle de connexion (…) de confidence », l’Oracle souligne « la Maladie » (travail de l’inconscient) et « la Clé » (résolution), et la « Nativité » ouvre un cycle. D’où une recommandation claire : « Chercher un amoureux dans la profondeur, dans les valeurs. » Et une intuition sur les formats de rencontre : « Le speed dating spirituel (…) c’est assez novateur. Ça pourrait avoir le vent en poupe sur 2026. »
Justement, côté spiritualité, les sujets débarquent enfin dans l’espace public. « Il pourrait y avoir des soignants qui osent parler de spiritualité et de guérisons inexpliquées », note Céline. Mais elle reste lucide : « Je ne pense pas que ce soit sur 2026 » que la jonction hôpital–spirituel s’opère vraiment ; « ce n’est pas l’année où on introduira des choses spirituelles dans le médical », même si « ça peut être (…) la première marche ».
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.






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avec Céline Camoun, et sur le même sujet







