La loi de vibration : régler sa fréquence, sans se raconter d’histoires
Pharmacien de formation, passé par une spécialité en neurochimie, Olivier Madelrieux explique comment son parcours l’a conduit à relier “monde visible” et “plans subtils”. Pour lui, la loi de vibration n’est ni un slogan ni une promesse : c’est une discipline quotidienne faite d’intention, de cadre, de répétition et d’hygiène mentale. Mode d’emploi.

On se lève, on ouvre les volets, on attrape son téléphone portable… Et on laisse, sans y penser, l’extérieur décider de notre état intérieur : météo, actualités, notifications… Pourtant, à écouter Olivier Madelrieux, la vibration se joue précisément là : dans cet instant du lever où l’on peut encore choisir son état pour la journée. Il renverse l’idée même « d’avoir de la chance” avec une formule qui sert de boussole : « je suis la chance, ce n'est pas la même chose. » Pour lui, la chance n’est pas un hasard ; elle devient un réglage, une qualité d’émission.

La situation qui arrive, dit-il, vous ne pouvez pas la changer. En revanche, deux leviers restent actionnables : l’émotion qu’on entretient et le point de vue qui en découle. La vibration se fabrique là, dans cette qualité d’accueil. Car si on ne peut pas lutter pas contre le réel, on peut régler notre réponse.
Un univers mental, une réalité en échos
Olivier Madelrieux commence par un cadre : les “sept lois” mises en avant par le Kybalion*. La première loi serait celle du mentalisme : tout est mental, tout est relié, tout circule. De là découlerait la loi de vibration : tout émet, tout reçoit, tout entre en résonance.
Beaucoup de personnes réduisent la loi d’attraction à l’injonction : “je veux, donc je peux”. Or, pour lui, « vouloir » appartient au registre du contrôle, donc du mental. La vibration, elle, se situe en amont : c’est ce que l’on génère, jour après jour, sans même s’en rendre compte. L’expert insiste sur un point : cette loi de la vibration “fonctionne” en continu. Elle ne s’arrête pas lorsqu’on se décourage. Et s’applique autant à nos élans qu’à nos peurs.
Pour rendre cela tangible, Olivier Madelrieux revient sur son histoire. Il se décrit comme quelqu’un de “scientifique”, installé dans une vie “métro, boulot, dodo”, jusqu’à une première bascule autour de la trentaine. Engagé en politique, il raconte des phénomènes nocturnes dans sa maison : des meubles qui bougent, la télévision qui s’allume. Qu’on y voie un symbole ou un événement, l’effet est là : il perd ses repères. Il dit alors découvrir “des forces invisibles” puis il se forme, apprend à se protéger, étudie l’astrologie et la numérologie. Il consacre ainsi une dizaine d’années à retrouver un nouveau niveau de compréhension du monde et de stabilité.
Puis vient une seconde secousse, une dizaine d’années plus tard : dépôt de bilan, deuil, séparation. Cette fois, dit-il, la leçon est intérieure. Les techniques ne suffisent pas si l’on ne va pas voir ce qui se joue dans nos ombres. L’inconscient pèserait sur « 95% de notre vie ». Dans cette lecture, les événements sont aussi des projections : “des programmes” hérités, acquis, sédimentés, qui se rejouent dans le monde extérieur. Autrement dit, la vibration n’est pas un charme ; c’est l’empreinte d’un logiciel.
Le matin comme poste de pilotage : choisir son état
Pour Olivier Madelrieux, la loi de vibration n’est pas une chose abstraite, hors du monde. Elle se manifeste dès le réveil. Il le dit clairement : son premier objectif du matin, ce n’est pas d’aller vite, c’est d’aller bien. Il s’accroche à une phrase de Voltaire qu’il répète comme un mantra : « J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour ma santé. » L’expert ne se présente pas en “super-héros” : il évoque des matins fatigués, des jours lourds. Mais, dès qu’il pose le pied au sol, il cherche à agir sur son état et à sortir de la passivité.

Ce principe se résume en une règle, presque politique : « Rien d'extérieur ne modifie ce que je programme sur mon écran intérieur. » Olivier refuse que la météo, les nouvelles, l’humeur des autres dictent son programme intérieur. Pour lui, si l’extérieur imprime l’intérieur, alors nous ne sommes plus aux commandes. La vibration devient une question de souveraineté : choisir d’être en réaction… ou en décision !
Le spécialiste propose des gestes très concrets, destinés à agir vite sur l’émotion. Il décrit des tapotements pour stimuler certains points corporels : sur le haut du thorax, puis derrière la fontanelle avant de terminer autour des oreilles. L’objectif est simple : inverser une tonalité émotionnelle, remettre le système en mouvement, “faire monter l’énergie” pour être sûr de démarrer la journée dans de bonnes conditions.
Olivier Madelrieux aborde aussi un point plus délicat : les personnes dépressives ou en état de grande vulnérabilité. Son biais, dit-il, est de remettre du temps et du cadre : se donner une date limite, même symbolique, pour arrêter d’entretenir l’état comme une identité. Il insiste sur la désidentification : “je suis” colle au corps ; “j’ai” redonne une marge. “Je suis malade” devient une étiquette ; “j’ai une maladie” devient un état à accompagner. La vibration, ici, n’est pas une injonction à sourire ; c’est une invitation à se dissocier, pour retrouver un peu d’air et de champs d’action.
Enfin, Olivier martèle un point : la constance. Il ne croit pas aux effets “waouh” qui résolvent tout d’un claquement de doigts. Il croit plutôt aux répétitions qui permettent de reprogrammer notre inconscient. D’expérience, il conteste le mythe des “21 jours” et évoque un temps plus long (environ 40 jours) pour que le subconscient bascule. Son image revient : on quitte une départementale d’habitudes ; on trace un chemin vicinal ; à force, il devient route, puis autoroute. La vibration, dit-il, est une habitude de fond, pas une émotion du jour.
Intention, cadre, objectifs : passer du désir à l’alignement
Dans son approche, l’intention est centrale. Olivier Madelrieux insiste sur la précision : la vie répondrait à une intention exacte et précise, pas au flou. Il raconte une scène rencontrée en cabinet : une femme se plaint de relations qui durent cinq ou six mois puis s’arrêtent. Il lui demande : quelle était l’intention au départ ? “Rencontrer quelqu’un.” Elle a rencontré quelqu’un. “Avoir une relation.” Elle a eu une relation. “Se mettre en couple.” Voilà le point : l’intention, selon lui, était trop floue, trop générale et la vibration a répondu au mot prononcé, pas au désir caché.
De là découle une conséquence pratique : si l’on change son intention, on change sa vibration. Et si l’on change sa vibration, alors la relation s’ajuste… ou se termine. Olivier voit dans ces fins un cadeau masqué : « Tout tourne toujours à mon avantage » aime-t-il répéter. Car rester optimiste permet à la fois de s’en remettre à plus grand que soi, mais aussi de vibrer haut.

Cette précision se prolonge par un autre pilier : le cadre. Olivier répète que si l’on ne pose pas le cadre, quelqu’un d’autre le posera pour nous. Et si l’on ne pose pas le cadre dans sa vie, “l’univers” finira par le poser à notre place, parfois brutalement. Il applique ce principe au travail, aux relations, aux délais… Même l’urgence se négocie. Refuser une pression, dire non, rappeler plus tard, n’est pas une rigidité, c’est un choix vibratoire. Pour lui, poser le cadre, c’est apprendre au monde comment nous traiter.
À ce sujet, Olivier Madelrieux cite aussi l’empreinte transgénérationnelle. Il estime qu’on n’en comprend aujourd’hui qu’une toute petite part. Il s’appuie sur une phrase de Jung qu’il utilise souvent en ouverture de ses séminaires : « Nous sommes les solutions aux problèmes non résolus de nos ancêtres. » Dans son récit, l’hypnose spirituelle devient un outil pour revisiter l’inconscient, chercher l’origine d’un programme, le désamorcer et installer une nouvelle information.
Il ajoute une dimension de coaching : la programmation des objectifs dans le temps. Très court terme (quinze jours à un mois) pour rester dans l’action, le court terme (un à trois mois) pour la concentration, le moyen terme (six mois à un an) pour la motivation et le long terme (au-delà de deux ans) pour l’ambition. Sans ces paliers, dit-il, on rêve d’un futur lointain sans structurer le présent… et l’inconscient reprend sa route d’avant, celle qu’il connaît par coeur. La vibration, au contraire, se stabilise quand l’intention se transforme en action régulière.
Gratitude, impatience : stabiliser sa fréquence
Olivier Madelrieux relie ensuite la loi de vibration à des lois de “mécanique intérieure”. Il parle de polarité : si l’on part dans un extrême, l’univers renvoie l’autre extrême. Excitation, puis chute ; euphorie, puis contre-coup. Son objectif ici n’est pas de refroidir la joie, mais bien de sortir des montagnes russes. Il appelle cela la voie du milieu, une stabilité qui rend moins vulnérable.
Au cœur de cette stabilisation, l’expert place la gratitude. Non pas une gratitude décorative, mais une profonde gratitude stratégique : l’antidote à l’oscillation. Il identifie surtout ce qu’il considère comme le poison de la manifestation : « l'impatience. » L’impatience, dit-il, repousse, parce qu’elle contracte. Elle maintient le manque au centre : “je veux parce que je n’ai pas”, “j’attends parce que je doute”. La vibration se met alors en tension et la tension brouille l’appel.
La gratitude, au contraire, ouvre. Il parle d’une gratitude pour ce que l’on a, mais aussi pour ce que l’on va recevoir : remercier avant de recevoir. Ce mouvement n’est pas une superstition, c’est un réglage d’émotion. Et, puisque l’on ne peut pas avoir deux émotions à la fois, choisir la gratitude revient à fermer la porte à la rumination. La vibration se tient alors dans un espace plus respirable, où les décisions deviennent moins réactives.

Téléphone, dopamine, cortisol : protéger son attention
Olivier Madelrieux aime rappeller que la vibration se joue dans l’attention, minute après minute. Il résume notre époque par un acronyme : « PAID, pour Pression, addiction, immersion, distraction. » Dans ce système, la pression pousse à l’urgence, l’addiction cherche le shoot, l’immersion capture l’imaginaire, la distraction ruine la concentration. Pour lui, la loi de vibration n’est pas seulement spirituelle : elle est cognitive. Ce que l’on absorbe devient un climat intérieur.
Sa réponse n’est pas de diaboliser le smartphone, mais de le détourner. Il propose de le faire sonner régulièrement pour se demander : sur quoi portais-je mon attention ? Quelles pensées ? Quelles images ? Et surtout : où ai-je envie de la poser maintenant ? Cette micro-pause casse le mode mental automatique. L’expert décrit aussi une technique d’alignement sensations–images–mental, pour vérifier si l’on répond depuis la paix intérieure ou depuis la réaction de l’ego.
Olivier Madelrieux relie ensuite ces micro-habitudes à notre physiologie. Il parle de dopamine, qui pousse à consulter toujours plus nos réseaux sociaux par exemple pour obtenir la même stimulation. Il parle aussi du cortisol, “l’hormone du stress”, qui peut donner une sensation de puissance mais qui finit par l’épuisement. Le spécialiste décrit le burn-out comme un effondrement après une phase de “surpuissance”, et insiste sur la durée de récupération. Dans cette perspective, protéger sa vibration revient aussi à protéger son système nerveux : réduire les urgences artificielles, respirer, dormir, se recadrer.
Enfin, Olivier Madelrieux revient au corps comme raccourci. Il évoque la posture : ouvrir la cage thoracique, serrer les omoplates (le baiser des omoplates), se tenir en expansion en relevant le menton… Il cite des travaux sur le lien entre posture et hormones, et affirme que la physiologie influence directement notre état chimique. La loi de vibration, ici, quitte les étoiles : elle prend place dans la colonne vertébrale, dans notre respiration et dans le choix de notre posture.
À écouter Olivier Madelrieux, la loi de vibration n’est ni une baguette magique ni une pensée positive de façade. C’est une responsabilité individuelle et quotidienne : choisir une émotion, un point de vue, une posture, puis le répéter jusqu’à ce que l’état devienne stable. Et si la vie ressemble parfois à un écho qui se répète à l’infini, la question qu’on peut se poser très concrètement serait : que sommes-nous en train d’émettre, dans nos gestes les plus ordinaires ?
*ouvrage ésotérique publié en 1908 aux États-Unis, signé anonymement par les « trois initiés », cet ouvrage se présente comme une synthèse des enseignements d’Hermès Trismégiste.
Author
Fondateur de l’Académie Madelrieux, Olivier Madelrieux propose des formations en ligne (hypnose, magnétisme, performance, spiritualité…) et des protocoles concrets pour élever son niveau de conscience. Auteur et conférencier, il transmet une approche très pratique, entre hygiène mentale, travail émotionnel et élévation vibratoire (TEDx « Les pouvoirs du cerveau »).

Découvrez ses formations, ses programmes et ses évènements sur son site officiel et suivez son actualité sur ses réseaux sociaux sur Instagram, sur Youtube, sur Facebook

Et plongez dans son dernier livre « Positive Altitude »
Redactor

Journaliste depuis 20 ans, Julie Destouches partage une vision dépoussiérée de la spiritualité sur Instagram, YouTube et en podcast avec NostraDomus. Retrouvez ses actualités sur son site.
Ces contenus accompagnent un chemin personnel ; ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.






En vidéo
sur le même sujet : conscience & transformation






